Formation

ATELIER DE RENFORCEMENT DE CAPACITÉ SUR LE SECTEUR EXTRACTIF : UNE TRENTAINE DE JOURNALISTES FORMÉS

Le Forum civil et ses partenaires ont organisé, à Saly, un atelier de renforcement de capacité des journalistes sur le journalisme d’investigation dans le secteur extractif. Une trentaine de professionnels des médias, membres de la CJRS, ont participé à cette formation. Lors des échanges, l’expert Moussa Oumar a déclaré qu’il est aujourd’hui bien possible de renégocier les contrats pétroliers.

En partenariat avec la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), le Forum Civil et ses partenaires ont organisé une nouvelle session de formation sur le secteur extractif. Une trentaine de professionnels des médias ont pris part à cette formation. Au cours des échanges, plusieurs thèmes ont été abordés notamment la possibilité de renégociation des contrats pétroliers au Sénégal. Sur cette question, l’expert Moussa Oumar a déclaré que le Sénégal peut bien renégocier ses contrats pétroliers car « à chaque fois qu’on se rend compte que dans le cadre de l’exécution des projets, il y a des normes environnementales qui n’ont pas été respectées par exemple, on a la possibilité de demander la renégociation des contrats et si la compagnie refuse, on peut aller jusqu’au contentieux ». Selon M. Oumar, avec la guerre russo-ukranienne, « les économistes ont fait des prévisions et ont trouvé qu’il y a une possibilité pour que le prix du pétrole augmente. Quand le prix augmente, la compagnie qui signe des contrats doit légiférer ses investissements dans de courts termes, c’est-à-dire, qu’elle ne va plus récupérer les dépenses pour se partager les profits sur le long terme.

L’Etat peut ainsi profiter de cette occasion pour appeler la compagnie à des renégociations des contrats ». Beaucoup de citoyens pensent que la part du Sénégal dans les contrats pétroliers est de 10%. Une thèse que l’expert Moussa Oumar a réfuté avant d’apporter des éclairages. Selon ses dires, l’Etat du Sénégal a une part qui varie entre 15 % à 40%. Cependant, poursuit l’expert, si « on cible des contrats dans le futur, puisque les prochains contrats seront régis par le code de 2019, le compte de l’Etat pourra donc grimper entre 40 à 60% ». Pour sa part, Birahim Seck, Coordonnateur Général du Forum civil, a souligné qu’avec la concentration actuelle de certains ministères notamment, celui du Pétrole qui allie en son sein le ministère des Énergies et des Mines et celui de la Géologie, il faut se poser la question de savoir « Est-ce que le gouvernement a réellement mis en place les directions qu’il faut ? » parce que, dit-il, « normalement nous devons avoir trois directions générales qui s’occupent respectivement de l’énergie, des hydrocarbures et des Mines et de la Géologie.

Dans les normes, poursuit-il, ça devrait se passer comme ça. Mais est-ce qu’on est assez préparé au sein de l’Administration pour avoir assez de compétences sur le terrain ? », se demande M. Seck. Après avoir félicité le Forum civil, le Président de la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal, Migui Marame Ndiaye a souligné que les professionnels des médias ont « besoin de ce genres d’ateliers de formation pour pouvoir exploiter par exemple les rapports des corps de contrôle et permettre à la population d’avoir une bonne information. Avec le responsable de l’organisation, nous allons voir à Dakar, comment matérialiser ça et comment multiplier ces ateliers de formation à l’intérieur du pays », explique-t-il. D’après les organisateurs, cet atelier de formation montre une nouvelle fois que la question des hydrocarbures intéresse tout le monde. Et c’est pourquoi il sont engagés à former des journalistes partout au sénégal pour faire ce travail de formation et de renforcement de capacité »

Fatima Zahra Diallo ( ENQUÊTE )

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