JEAN AMÉDÉE DIATTA (DIRECTEUR DES BOURSES) invite de Ndogou Débat « On ne fait pas de réformes, onréorganise le mode de paiement . «
Il ne s’agit pas de réformes, c’est important de le préciser. Il s’agit d’une réorganisation du mode de paiement. Il y a deux choses à savoir : la réorganisation du mode de paiement et la réécriture du décret de 2014 afin de conserver les étudiants qui n’étaient pas des ayants droit, mais qui figurent dans la base de données.
Cette précision est du directeur des bourses, Jean Amédée Diatta, invité du “Ndogou Débat”, organisé par la Convention des jeunes reporters du Sénégal avant-hier samedi.
Il explique : « Nous ne sommes pas dans une logique d’épuration des étudiants boursiers. Si l’on applique le décret, sur les 14 000 étudiants qui sont dans la base de données, il n’en restera que 2 000. »
À l’Université Gaston Berger, souligne-t-il, on compte 25 000 étudiants en L1 et 58 000 en L2. « Des milliers de boursiers sont illégalement dans le système. Voilà pourquoi le décret doit être réécrit », ajoute-t-il.
Pour l’année universitaire 2024-2025, renseigne-t-il, 80 % des étudiants du public sont boursiers. « Pour les effectifs des boursiers pour l’année scolaire 2024-2025, ils étaient 145 570 étudiants pour l’ensemble des universités du Sénégal, dont 61 290 pour l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).
Concernant les montants totaux, il s’agit de 84 251 430 000 F CFA, dont 38 264 960 000 F CFA pour l’UCAD. Pour le rappel du mois d’octobre jusqu’à celui en cours, cela représente 1,68 milliard, avec un retard (2023-2024) de 8,155 milliards durant la même période.
Sur le budget, on ne peut pas faire de prévisions, parce que chaque mois, 10 000 personnes s’inscrivent. C’est là toute la grande difficulté », laisse entendre Jean Amédée Diatta.