CONCOURS DES MEILLEURS REPORTERS DU SÉNÉGAL : PRODUCTIONS NOMINÉES CATÉGORIE PRESSE EN LIGNE PRIX SONATEL
Secteur aquacole : Farine à base d’insectes, le Sénégal s’y met…Par Pape Ibrahima NDIAYE – ITV

L’insecte, » enfermé » dans une moustiquaire, peut sembler être piégé. Mais en réalité, la mouche soldat noire libère les habitudes alimentaires et incarne « l’alimentation du futur » selon des scientifiques. Ses larves, sources de protéines, sont devenues une véritable industrie mondiale et une alternative à la farine de poissons.
Au Sénégal, des chercheurs, loin des projecteurs, mènent la réflexion pour en faire un aliment de premier plan pour le secteur aquacole. Et ce, dans un contexte marqué par la surexploitation des ressources halieutiques et la problématique de la farine et de l’huile de poisson. Mais le chemin est encore long. Le financement et les appréhensions sociales sur les insectes constituent des freins.
De l’extérieur, la serre tout en verre, sauf la devanture, vous donne déjà un aperçu. Docteur Waly Ndiaye et ses collègues sont en pleine activité. Ce jour-là, ils accueillent deux stagiaires en quête de savoir à Dakar. Une femme et un homme de l’ISEP (Institut Supérieur d’Enseignement Professionnel) de Matam. À l’intérieur, les étudiants observent les bassins aquacoles remplis de poissons. Les espèces ( tilapia et clarias) flottent subitement à la surface de l’eau. « Elles s’agitent lorsqu’on s’approchent du bassin », explique l’ingénieur halieute. Waly Ndiaye tient dans sa main gauche un pot d’aliments granulés pour la pisciculture. En blouse blanche, le chercheur avance avec et guide nos pas dans la serre.
L’intégralité de l’article sur ce lien https://emedia.sn/secteur-aquacole-farine-a-base-dinsectes-le-senegal-sy-met/
Sénégal : le Delta du Saloum, un labyrinthe de vie en danger… Par Abdourahmane DIALLO (APA News)

À l’aune de l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar offshore, l’inquiétude gagne de plus en plus les populations riveraines. Elles s’interrogent sur les conséquences néfastes que cette extraction pourrait engendrer sur l’écosystème marin : leur principale source de subsistance.
L’odeur rance des entrailles de poissons en décomposition chatouille les narines. Çà et là, des jeunes chargent des marchandises en tout genre sur des charrettes pour les acheminer vers les pirogues amarrées un peu plus loin. Sous des tentes de fortune, des femmes s’activent pour servir le petit-déjeuner, pendant que d’autres effectuent leurs derniers achats dans les échoppes alentours. Tous sont trop occupés. Personne ne fait attention à nous. Nous, par contre, devons faire attention à ne pas glisser sur l’eau visqueuse ayant suintée des bacs et autres récipients utilisés pour recueillir ou conserver le poisson.
Bienvenue au quai de pêche de Missirah Niombato, village de la commune de Toubacouta, à quelque 240 kilomètres au Sud-Ouest de la capitale sénégalaise, Dakar. « Hâte le pas ! Il faut qu’on y aille avant que la marée ne redescende », lance le piroguier. « Prends ton temps ! La marée ne va pas redescendre tout de suite », rassure Alassane Mbodj, délégué départemental du Conseil Local de la Pêche Artisanale (CLPA) dans le département de Foundiougne.
L’intégralité de l’article sur ce lien https://fr.apanews.net/news/senegal-le-delta-du-saloum-un-labyrinthe-de-vie-en-danger-dossier/
Bassin Djiddah-Thiaroye Kao : le «Mbeubeuss» aquatique de la commune Par Fana CISSÉ, Pressafrik

Dans ce coin agité, situé dans le département de Pikine, en banlieue dakaroise, Soda* est imitée par d’autres femmes du voisinage. Qui, sous les yeux de tous, déversent des ordures dans ce bassin. Sans que personne ne trouve rien à redire.
Au fil du temps, le geste de ces femmes est devenu d’une gravissime banalité pour tous les habitants de la zone menaçant l’écosystème de toute cette localité. Autre temps, autres mœurs. Parfois, c’est un passant qui finit de boire son sachet d’eau depuis sa voiture qui fait du bassin sa poubelle. Aujourd’hui des montagnes de déchets jonchent le bassin et l’empêchent de jouer son véritable rôle. « Pourtant, les camions de ramassage d’ordures passent tous les jours dans les quartiers. Alors les riverains doivent prendre conscience que le bassin n’est pas un lieu de reversement de déchets. Sinon mettre une police qui veillera aux sanctions. Puisqu’on ne cesse de parler », déplore Assane Gaye, délégué du quartier Sante Yalla et coordonnateur du Comité Local d’Initiatives et de Gestion des Eaux Pluviales (COLIGEP). Lui en appelle à la responsabilité de sa communauté.
Très à l’aise dans son habit traditionnel de couleur mauve le cœur lourd de peine, Assane Gaye la soixantaine embraie : « On ne cesse de faire des actions de sensibilisation. Des visites à domicile même sont faites. Du travail de nettoyage avec les badiénous gokh qui sont des relais communautaires. Mais elles doivent aussi nous aider. »
Un service d’assainissement qui fait défaut
De près, le bassin de Djiddah-Thiaroye Kao s’étend sur une superficie de 52 000 m2. L’immensité de ce gros récipient d’eau se trouve à califourchon entre les quartiers de Darou Rahmane Pikine et Sante Yalla. La couleur verdâtre de l’eau renseigne sur la forte présence de micro-algues et de saletés qui composent le décor de ce bassin de rétention des eaux pluviales. Sur la route qui mène vers le bassin, un camion d’Unité de Coordination de la Gestion des déchets solides (UCG) fait la navette.
De très loin, la poussière est visible, à cause des multiples va-et-vient de camions sur le site. Le moins, que l’on puisse dire, c’est que les riverains de Djiddah-Thiaroye Kao ne vivent pas dans un environnement sain. Ici, le service d’assainissement n’est pas bien assuré au grand dam des populations confrontées à de nombreux problèmes.
L’intégralité de l’article sur ce lien https://www.pressafrik.com/Bassin-Djiddah-Thiaroye-Kao-le-Mbeubeuss-aquatique-de-la-commune-Reportage_a261003.html