MON NJUKEL SUR LE SARGAL PRESSE DE LA CJRS EDITION 2023 : Jeunes confrères et consœurs, restez dans l’excellence et l’exemplarité !
MON NJUKEL SUR LE SARGAL PRESSE DE LA CJRS EDITION 2023 : Jeunes confrères et consœurs, restez dans l’excellence et l’exemplarité !
Sans doute la plus belle marque de reconnaissance pour moi, journaliste. Un hommage rendu par de jeunes confrères et consœurs.
A travers ma modeste personne, vous avez célébré plusieurs générations.
D’abord, celle qui m’a formé.
Ensuite, celle à laquelle j’appartiens.
Enfin, celle à laquelle vous appartenez.
Voilà la grosse performance pour votre Sargal.
LA GÉNÉRATION QUI M’A FORMÉ ? C’est celle des Jean-Meissa Diop, Abdourahmane Camara, Tidiane Kassé, Ousseynou Guèye, Ibrahima Mansour Mboup, Mamadou Koumé, Amadou Fall, Abdallah Faye, Mamadou Kassé, Lune Taal, Alain Agboton, Boubacar Boris Diop, Mamadou Sèye, El Hadj Kassé, Seynabou Mbodji…
Je célèbre mes maîtres dans ma pratique professionnelle de tous les jours et, simplement, dans ma vie d’homme parce que, dans ce métier, les qualités professionnelles et les qualités humaines sont indissociables. Ils ont un monument dans mon cœur. Et, aujourd’hui, vous me permettez de mieux les célébrer à travers votre Sargal. J’ai appris de ces hommes et de leurs trajectoires respectives que le talent ne suffit pas. Il faut le polir à force de travail.
LA GÉNÉRATION À LAQUELLE J’APPARTIENS ? Une génération de transition entre les maîtres et vous, les continuateurs. J’ai été à l’écoute des anciens généreux et j’ai été quelque peu un des premiers aînés des plus jeunes dans la responsabilité d’une rédaction.
VOTRE GÉNÉRATION ? La transmission est assurée. Le relais des générations fonctionne.
Vous êtes ce que nous avons été: de jeunes reporters désireux d’avoir la reconnaissance des pairs.
Nous sommes ce que vous serez: d’humbles serviteurs de la Nation avec vos plumes et vos voix.
Vous êtes le bras vigoureux et le cœur battant de notre noble profession alors que les pionniers en sont l’âme.
DEDICACE – Votre génération, la génération qui suit, me dédie ce prix de reconnaissance. A mon tour de le dédier au CESTI qui m’a formé, à deux Directeurs généraux qui m’ont fait confiance et m’ont fait passer un cap : M. Mamadou Sèye, ancien Directeur général du Soleil et M. Charles Fall, Directeur général de la SONES. Pour Le Soleil, c’est évident. Pour la SONES, cela l’est moins pour un journaliste. En vérité, j’ai le bonheur de travailler avec un manager qui voue un immense respect à la Presse et qui permet, tout en travaillant dans la Communication, de garder un espace confraternel avec mes anciens collègues et faire valoir les vertus de l’information dans la communication d’une institution publique.
VIATIQUE – Vous exercez le plus beau métier au monde.
Restez professionnels. Restez journalistes dans ce contexte de défiguration de l’image du journaliste. Restez passionnés dans un contexte de déconstruction de l’excellence au prétexte de la technologie et de la vitesse. Les valeurs qui fondent le processus de collecte et de traitement de l’information restent immuables même si la machine devient plus sophistiquée comme simple support de contenu.
Soyez les ambassadeurs de l’excellence et de l’exemplarité.
Écoutez les aînés et cela vous rendra meilleurs. Dans ce métier, rien n’est donné, tout est à conquérir.
Que Dieu vous garde !
HDF