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 » LE MÉTIER DE JOURNALISTE EST DEVENU PLUS RISQUÉ AUJOURD’HUI « , RELÈVE MICHEL ARSENEAULT

La pratique du métier de journaliste est très devenue risquée de nos jours, selon Michel Arseneault, ancien grand reporter de RFI aujourd’hui à la retraite.

‘’Exercer le métier de journaliste dans de nombreux pays du monde entier est devenu plus risqué aujourd’hui qu’avant. Quand j’ai commencé à travailler, jeune journaliste, je me sentais un peu protégé parce qu’on prêtait aux journalistes une crédibilité, un sérieux, une notoriété qui sont très contestés aujourd’hui’’, a-t-il déclaré.

Michel Arseneault intervenait dans une formation destinée à la capacitation de quinze reporters sur la couverture électorale à la lumière de l’expérience québécoise. Une session organisée par la convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) en collaboration avec le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Droits de l’Homme et la Délégation générale du Québec à Dakar.

Aujourd’hui âgé de 65 ans, Michel Arseneault a voyagé dans une trentaine de pays africains depuis 1985. Il a couvert des campagnes présidentielles (au Libéria et au Ghana, notamment), des conflits armés (Sierra Leone, Ouganda) et des révolutions (Égypte, Libye, Burkina).

Sur le terrain, M. Arseneault exhorte les journalistes sénégalais à la prudence s’ils veulent continuer à exercer leur métier et informer l’opinion publique.

Selon lui, les journalistes sont les cibles de personnes et différents camps dans ce contexte pré-électorale. Pour se protéger, il préconise aux reporters d’identifier tous les risques potentiels et de s‘en ouvrir directement à leur hiérarchie si l’on est amené à travailler sur un terrain délicat.

‘’Quand je dis terrain délicat je fais allusion à une manifestation ou émeute violente ou d’une région où il peut y avoir de mines anti-personnel et éviter les ennuis’’, a-t-il précisé.

La session de formation a permis le temps d’une journée de stimuler les échanges entre professionnels des médias de la région de Dakar sur les bonnes pratiques en matière de sécurité. En effet, dans l’exercice leur profession, ils peuvent faire à des cas de violences, d’intimidations, de meurtre, d’enlèvement, de prise d’otages, de harcèlement hors ligne et en ligne.

Khady DIOP

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